L'Église de Vila Boa de Quires est composée d'une seule nef et d'un sanctuaire rectangulaire, avec des éléments architecturaux d'une grande richesse sculpturale.
Le portail, qui ressemble stylistiquement au Monastère de Paço de Sousa (Penafiel), est composé de quatre archivoltes légèrement brisées, définies par l'arc qui les entoure, orné de cercles entrecroisés, dessinant un mouvement double central.
Les impostes, qui se déploient sous forme de frise sur toute la façade, nous révèlent des motifs végétaux, représentés par un lierre stylisé avec cinq feuilles, et des motifs isolés, sur un plan vertical.
Sur le tympan lisse, une inscription fait allusion à son agrandissement fin XIXe siècle, qui se lit comme suit : AGRANDIE EN 1881.
Cependant, c'est au niveau des chapiteaux taillés en chanfrein et des motifs des corbeaux, qui prennent la forme de têtes de bovins, que les grandes similitudes avec le portail de Paço de Sousa deviennent plus évidentes.
Les chapiteaux du portail principal arborent des motifs symétriques, avec des ornements végétaux stylisés, solidement fixés à l'évasement. Les colonnes, alternativement prismatiques et cylindriques, sont également un témoignage de l'intégration chronologique et stylistique de cette Église dans l'art roman nationalisé.
Richement orné, le portail latéral sud présent, semblablement au portail principal, deux corbeaux sculptés qui soutiennent le tympan lisse : une tête de bovin et une bête terrifiante, la bouche ouverte, en train de mordre un fruit.
Ses chapiteaux exhibent des similitudes évidentes avec le portail de l'Église Saint-Genès de Boelhe (Penafiel). Des motifs végétaux complexes, taillés en chanfrein, se combinent avec des compositions phytomorphes et, sur le chapiteau intérieur du côté gauche, des animaux s'affrontent, rappelant la force des influences orientales dans l'art portugaise.
Parmi les trois archivoltes en lancette, les deux intérieures ont des arêtes vives, tandis que le chanfrein de l'archivolte extérieure est parsemé de perles. Ses voussoirs exhibent les acronymes des tailleurs de pierre.
Il faut encore souligner les modillons magnifiques, lisses et de profil quadrangulaire, qui soutiennent la corniche, confirmant la chronologie tardive du bâtiment. L'existence des corbeaux à mi-hauteur de la façade témoigne de l'existence d'un porche.
Trois arcosoliums, brisés, déchirent le parement de cette façade, au niveau de la base de la nef, révélant des pierres tombales dont la forme ne correspond pas à l'espace de l'arc. Les trois pierres sont absolument dépourvues de motifs décoratifs et n'ont aucun élément permettant l'identification de ceux qui y sont enterrés.
La façade latérale nord est extrêmement simple. Des fentes étroites éclairent l'intérieur de la nef et la présence de corbeaux à mi-hauteur, sur son élévation, confirment aussi la présence d'un porche maintenant inexistante. Par contre, ses modillons sont richement travaillés. Bien que majoritairement lisses, deux modillons se démarquent par leur forme de tête de bovin et un visage humain.
Le soin apporté au couronnement des parements postérieurs révèle bien la qualité des ouvriers qui réalisèrent la structure romane de cette Église.
À l'intérieur, la sobriété des parements en granit de la nef offre un contraste avec la couleur du sanctuaire. L'arc triomphal, brisé, se compose de trois archivoltes, l'extérieure étant ponctuée de perles et se terminant avec le motif qui entoure le portail principal.
Les chapiteaux qui les soutiennent sont assez curieux avec leurs palmettes sculptées et des sirènes aux queues entrelacées. Avec un aménagement similaire à celui de l'abside d'Abragão (Penafiel), le sanctuaire est voûté et son arc doubleau est soutenu par des pilastres et orné de palmettes, mises en relief sur les impostes.
L'ère moderne était présente au niveau du programme baroque qui servirait d'ornement au sanctuaire, mais dont il ne reste que le revêtement d'azulejos et les peintures de la voûte. Cet ensemble d'azulejos, avec des tons bleus et jaunes sur un fond blanc, crée un effet de contraste profond avec le granit à l'intérieur de l'Église.
Ce revêtement est frappant et indique une volonté d'ennoblissement de cet espace qui, cependant, dut recourir à une technique plus économique. Cette technique résulte tout aussi monumentale, car elle permit cet ennoblissement si désiré de son espace. Nous sommes face à un exemple typique des panneaux d'azulejos en "tapis", en raison de la répétition de motifs et de leur encadrement, si caractéristiques du XVIIe siècle.
Le sanctuaire préserve encore deux séries picturales de type grotesque, racontant, sur huit tableaux, les mystères douloureux des procédures civiles et religieuses et la passion et la mort du Christ. La composition, repeinte plus récemment, comprit l'ornementation romane de la croisée du transept, des archivoltes et de l'intrados, jusqu'au niveau des chapiteaux, rappelant ainsi - en dépit de la distance dans le temps, des techniques et de la fonction sous-jacente - la coutume d'appliquer l'art polychrome sur l'ornementation et la structure des églises médiévales.
La nef exhibe ses autels latéraux, avec les retables respectifs, reconstruits à une date inconnue, en réutilisant des éléments de la structure et de l'ornementation maniériste et baroque - bien que profondément affectés par les retouches de peinture plus récentes.
Le long des murs latéraux de la nef, des corbeaux reproduisent des images qui font appel à la dévotion de la communauté locale.